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2006 : j'ai frôlé la mort, et tout quitté

En 2006, j'étais directeur commercial avec un CA de 70M€. Un accident d'apnée au large de la Corse a tout changé. Voici ce qui s'est passé.

  1. J’étais directeur commercial. Chiffre d’affaires : 70 millions d’euros. Vingt commerciaux sous ma responsabilité. Salarié à Monaco.

De l’extérieur, la vitrine était parfaite.

La syncope

Ce jour-là, je faisais de l’apnée au large de la Corse. Une plongée comme les autres. La remontée s’est mal passée. J’ai perdu connaissance dans les derniers mètres.

Ce qu’on appelle une syncope hypoxique, manque d’oxygène au cerveau lors de la remontée. C’est l’accident le plus silencieux de l’apnée. On ne le voit pas venir. On ne le sent pas venir.

J’ai fait une syncope. Je suis passé de l’autre côté.

Quand j’ai repris conscience, quelque chose avait changé.

Ce que la mort m’a appris

J’avais le succès. J’avais l’argent. J’avais le titre.

Mais je n’avais pas l’essentiel, en tout cas, pas pour moi.

Il y a des questions que l’on peut éviter toute sa vie. Les noyer dans le travail, dans les objectifs, dans l’agenda. On est très fort pour ça. On construit des vies entières autour de cet évitement.

Quand on frôle la mort, on ne peut plus éviter. Tout ce qu’on avait réussi à ne pas voir remonte à la surface, et on ne peut plus faire semblant de ne pas l’avoir vu.

Ma vie n’avait pas de sens. Il fallait que j’arrête de fuir.

Tout quitter

Les gens me disaient : “Tu es fou.” “Tu abandonnes tout.” “Tu vas le regretter.”

Ils ne comprenaient pas ce que j’avais compris. Ce n’est pas pour les autres que l’on fait les choses, c’est pour soi. Et vivre pour une image, pour un titre, pour un chiffre d’affaires, ce n’est pas vivre. C’est performer.

En 2006, je suis devenu coach comportemental.

Pas parce que c’était facile. Pas parce que j’avais un plan. Mais parce que l’alternative, continuer comme avant, était devenue impossible.

Pourquoi je vous raconte ça

Ma mission, depuis ce jour-là, est simple : aider les autres à ne pas attendre un accident pour tout remettre en question.

Parce que la plupart d’entre nous n’avons pas besoin d’une syncope pour comprendre que quelque chose ne va pas. On le sait déjà. On sent que quelque chose se rejoue, que certaines peurs reviennent, que certains blocages restent là malgré tout ce qu’on a essayé de faire pour les dépasser.

On attend juste d’avoir suffisamment mal pour agir.

La question n’est pas : “Est-ce que je dois changer quelque chose ?”

La question est : “Jusqu’à quand vais-je attendre ?”

20 ans et 1 000 personnes accompagnées plus tard, je peux vous dire une chose : ceux qui agissent avant d’y être forcés vivent très différemment de ceux qui attendent.

Vous n’avez pas besoin de frôler la mort pour décider de vivre aligné avec ce qui compte vraiment pour vous.

Mais vous avez besoin de décider.

Prochaine étape

Vous voulez aller plus loin ?

Ce que vous venez de lire est le reflet de ce que je transmets dans la VEP (Votre Équation Personnelle), un parcours structuré pour comprendre et transformer durablement ce qui vous bloque.